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CANCERS GYNECOLOGIQUES ET MAMMAIRES A LA MATERNITE ISSAKA GAZOBY DE NIAMEY NIGER

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CANCERS GYNECOLOGIQUES ET MAMMAIRES A LA MATERNITE ISSAKA GAZOBY DE NIAMEY NIGER

Nayama.M, (1), Idi.N (1), Garba.M (1), Saloufou.S (1),  Oumara.M (1),  Guédé.M (1), Tidjani- Dikouma.F(1), Chekarou Laouli M(1),  Soumana Ali A (1),  Maiga O (1), Mahamadou-Zaki.H (2),  Nouhou.A (2).

  1. Gynécologue Obstétricien, Maternité Issaka Gazoby de Niamey
  2. Anatomopathologiste, Faculté des Sciences de la Santé (FSS), Niamey

Contact : Pr Madi NAYAMA. Gynécologue Obstétricien. Enseignant Chercheur FSS/UAM. Médecin Chef Maternité Issaka Gazoby Niamey. Email : madinayama@hotmail.com

INTRODUCTION

L’augmentation sensible de l’espérance de vie, les modifications des modes de vie notamment dans les pays en développement le vieillissement de la population et l’évolution de la prévalence de certaines maladies, entraîneront une recrudescence des cancers et des autres maladies chroniques non transmissibles. Selon le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2018, le cancer est une cause majeure de décès dans le monde [1-3]. Sur un total de 40 millions de décès enregistrés au niveau mondial, 9.6 millions étaient dus au cancer. Plus de 70% de ces décès par cancer étaient survenus dans des pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire. D’après les projections, le nombre des cas de cancer devrait continuer à augmenter dans le monde : 11,4 millions en mourront en 2030.

Les cancers gynécologiques et mammaires sont aussi une cause majeure de décès dans le monde. Sur les 9.6 millions de décès enregistrés dans le monde, 627 000 décès étaient dus au cancer du sein et 311 365 décès liés au cancer du col utérin.

Les cancers, un problème de santé publique, peuvent être prévenus dans plus de 30% des cas, dépistés et traités à temps pour diminuer leur incidence et leur taux de mortalité [1-3].

La santé en matière de reproduction est actuellement un concept global et la lutte contre les cancers, est devenue une préoccupation dans beaucoup de pays africains, dont le Niger, compte tenu de la gravité de la situation.

Notre étude a pour objectif d’analyser la prise en charge des cancers gynécologiques et mammaires à la maternité Issaka Gazoby de Niamey, Niger, en vue d’élaborer des recommandations adaptées pour améliorer le pronostic des patientes. Nous avons réalisé une étude rétrospective des cas de cancers gynécologiques et mammaires pris en charge à la maternité Issaka Gazoby de Niamey (maternité de référence du Niger) sur une période de 10 ans et 9 mois (01 Janvier 2010 au 30 Septembre 2020).

I. EPIDEMIOLOGIE DES CANCERS GYNECOLOGIQUES ET MAMMAIRES

1.1. Incidence/Mortalité

L’analyse des incidences des cancers en 2018, nous permet de constater que le cancer du sein occupe la  première place des cancers gynécologiques et mammaires dans le monde avec 2 millions de nouveaux cas enregistrés. L’incidence du cancer du sein a varié de 95 cas pour 100 000 femmes pour les pays développés à 25 cas pour 100 000 femmes pour les pays à ressources limitées. Le cancer du sein demeure la  1ère  cause de mortalité par cancer chez la femme: 627 000 décès, soit 1 718 décès par jour, 1.2 décès par minute dans le monde en 2018.

 Le cancer du col utérin selon les données de 2018, a une incidence beaucoup plus importante en Afrique (il occupe  le 2ème rang des cancers gynécologiques et mammaires avec une incidence d’environ 15 cas pour 100 000 femmes) que dans le monde, où il occupe la 4ème position avec une incidence d’environ 13,2 cas pour 100 000 femmes).

Au Niger, il existe un registre de cancer qui existe depuis 1992 [4,5], un plan cancer au niveau du Ministère de la Santé Publique et une direction qui s’occupe des cancers depuis 2010, témoins de l’implication des autorités politiques [6,7]. Les partenaires techniques au développement (OMS, UNFPA, UNICEF) œuvrent beaucoup avec les autorités politiques, les sociétés savantes, les associations et les Ongs de lutte contre le cancer pour une meilleure prise en charge des patientes. La Fondation Tattali Iyali de la 1ère Dame du Niger, Dr Malika Issoufou, contribue beaucoup pour une meilleure prise en charge des patientes présentant des cancers gynécologiques et mammaires.

Les maternités de nos régions, outre la charge du travail imposée par les urgences obstétricales et gynécologiques, doivent aussi prendre charge les patientes présentant des cancers gynécologiques et mammaires. La maternité Issaka Gazoby de Niamey, avait enregistré 3024 cas de cancers gynécologiques et mammaires, durant la période de notre étude (tableau No I). En moyenne 275 cas de cancers sont enregistrés chaque année dans notre service, avec des extrêmes allant de 192 à 328 cas. Le cancer du sein était le cancer le plus enregistré (1329 cas, 43.95%), suivi du cancer du col utérin (735 cas, 22.30%) et les maladies trophoblastiques gestationnelles (589 cas, 19.50%). Nous avons noté une augmentation de la fréquence du cancer du sein (97 cas en 2010 et 156 cas en 2019), témoin d’une meilleure implication des autorités politiques, des prestataires, des Ongs, des associations et de la population. La fréquence du cancer du col utérin est stable (53 cas en 2010 et 30 cas en 2018), témoin des efforts réalisés pour la prise en charge des lésions précancéreuses du col utérin au Niger depuis 2001.

1.2. Facteurs de risque

1.2.1. Cancer du sein

L’âge étant un facteur de risque important du cancer du sein (facteur de mauvais pronostic si l’âge est inférieur à 35 ans. En Europe et aux États-Unis, le cancer sein touche essentiellement des femmes d’âge moyen entre 50 et 70 ans, il est peu fréquent chez les femmes jeunes. Les patientes de moins de 35 ans ne représentent que 2 à 5 % de l’ensemble des femmes atteintes de ce cancer [6-8]. En Afrique sub-saharienne, l’incidence du cancer du sein est faible chez les femmes âgées. L’âge moyen du cancer du sein est aux alentours de 45 ans avec un pic entre 35 et 45 ans. Au Niger,  l’âge moyen des patientes était de 46.8 ans avec des extrêmes allant de 18 à 91 ans et 74,4% des patientes avaient moins de 50 ans. Cette différence peut s’expliquer du fait que les populations africaines sub-sahariennes ont actuellement une espérance de vie plus courte que celle des populations des pays industrialisés. L’analyse des autres facteurs de risque du cancer du sein en Afrique sub-saharienne, montre qu’il touche généralement des patientes qui avaient un âge relativement tardif d’apparition des menstrues, des grossesses précoces, des grandes multipares, une durée d’allaitement maternel plus longue, une pratique peu courante de thérapeutique de substitution hormonale de la ménopause. Ces patientes étaient donc moins exposées aux estrogènes par rapport aux patientes des pays industrialisés. La fréquence importante du cancer du sein chez les patientes africaines à un âge jeune, pose le problème des facteurs génétiques (mutations sur les gènes de prédisposition au cancer du sein BRCA1 et BRCA2).Les facteurs génétiques ne sont pas encore été réellement explorés en Afrique sub-saharienne pour des raisons techniques (manque d’équipement, absence formation du personnel), des problèmes financiers et une insuffisance d’information sur le cancer du sein par les professionnels de santé et les Ongs [6-11]. Des études épidémiologiques sur la survenue du cancer chez les femmes jeunes devraient être menées dans nos régions surtout compte tenu des changements des habitudes alimentaires (consommation élevée de graisses animales saturées, alimentation pauvre en fruits et légumes et riche en viande), une insuffisance d’activité physique, une recrudescence du tabagisme, une forte proportion de mariage consanguin, la survenue des cancers familiaux et  des cancers du sein chez le sexe masculin.

1.2.2. Cancer du col utérin

Au Niger, l’âge moyen de survenue du cancer du col utérin était de 55.45 ans. Notre résultat est similaire  avec ceux de la littérature régionale [4,5]. Les patientes dont l’âge est compris entre 40 et 59 ans étaient les plus touchées (46,4%) dans notre étude, avec des extrêmes allant de 28 à 80 ans. Le facteur majeur de risque du cancer du col de l’utérus est l’infection par le virus du papillome humain (VPH) qui survient en général au cours de l’adolescence après les premiers rapports sexuels. En Afrique, la prévalence de l’infection à VPH atteint 21,3 % avec des variations notables en fonction des régions : 33,6 % en Afrique de l’Est, 21,5 % en Afrique de l’Ouest et 21 % en Afrique Australe. Les facteurs potentiels, dans la littérature africaine, qui augmentent le risque d’infection par VPH, virus dont certains types sont fortement oncogènes, demeurent : la précocité des rapports sexuels, les partenaires sexuels multiples. Le nombre de grossesses multiples et la multiparité s’accompagnent d’un risque significativement élevé dans nos régions. Les nombreuses grossesses par leur traumatisme répété qu’elles occasionnent, entrainent des remaniements de l’architecture du col utérin qui évoluent vers un état dysplasique en présence d’infection à VPH. L’incidence importante de l’infection VIH en Afrique entraine l’apparition d’un cancer du col utérin de plus en plus chez des femmes jeunes, cancer qualifié de « cancer opportuniste », cancer qui a une évolution plus rapide compte tenu du contexte d’immunodépression [1-3].

1.2.3. Cancer de l’ovaire

Les cancers de l’ovaire représentent l’un des problèmes les plus difficiles de la pathologie gynécologique étant donné son polymorphisme clinique et histologique. Le cancer épithélial de l’ovaire représentait, en 2000 en France, avec 4 400 nouveaux cas par an, la 5ème cause de cancer féminin après les cancers du sein, colorectaux, de l’endomètre, et du poumon. Le taux d’incidence standardisé a été estimé à 8,1/100000 femmes par an. Au niveau mondial, les incidences sont plus élevées dans les pays d’Amérique du Nord et d’Europe (9 à 15,5 cas pour 100 000 femmes) que dans les pays sous-développés et en Asie. L’incidence reste faible en Afrique avec une incidence de 4 à 7 cas pour 100000 femmes [1,2, 3,12]. Selon le registre du cancer au Niger, 8,8% des patientes présentaient un cancer de l’ovaire. Dans notre série, l’âge moyen des patientes était de 45,3 ans avec des extrêmes allant de 25 à 80 ans, 53% des patientes avaient un âge inférieur à 50 ans.

1.2.4. Cancers de l’endomètre.

Le cancer de l’endomètre a une incidence de 13,6 à 20 cas pour 100 000 femmes dans le monde, il est le 3ème cancer de la femme après les cancers du sein et du col utérin. Le cancer de l’endomètre est une maladie de certains pays riches avec des incidences maximales en Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest, et une faible incidence au Japon et dans les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine. L’incidence de cancer de l’endomètre dépend de l’âge de la patiente : 12 cas pour 100000 femmes à 40 ans, et 84 cas pour 100000 femmes à 60 ans [4,5]. Dans notre série, l’âge moyen des patientes était de 58,26 ans avec des extrêmes allant de 41 à 70 ans. Le caractère hormonodépendant  de ce cancer doit nous inciter à plus le diagnostiquer dans nos régions, surtout compte tenu des modifications de nos habitudes alimentaires.

1.2.5. Cancers de la vulve et du vagin

Les cancers de la vulve et du vagin, d’apparition tardive (55 à 85 ans) sont rares sur le plan international même si les tumeurs de la vulve (3 à 5% des cancers gynécologiques) sont de deux à trois fois plus fréquentes que celles du vagin [4,5]. 

1.2.6. Maladies trophoblastiques gestationnelles (MTG)

Les MTG comprennent un large spectre de pathologies du placenta allant des lésions précancéreuses bénignes (grossesses molaires), aux lésions malignes (tumeurs trophoblastiques gestationnelles : TTG). Les MTG sont des pathologies tumorales liée à la fécondation et doivent mieux dépistées dans nos régions surtout compte de la survenue des TTG qui ont un fort potentiel métastatique et sont mortelles en l’absence de traitement. La répartition géographique des MTG est très variable : tumeur beaucoup plus rare dans les pays occidentaux (Amérique du Nord, Europe et Australie) qu’en Asie, Afrique et Amérique Latine (fréquence de 0.6 à 1.1 pour 1000 grossessescontre 1 cas pour 200 à 500 grossesses) [4,5]. Dans notre série, elles occupent le 3ème rang des cancers avec une fréquence de 19.50%.L’incidence des MTG est de 0.70% par rapport au nombre d’accouchement dans notre service, la  moyenne d’âge des patientes était de 28,4 ans avec des extrêmes allant de 15 à 52 ans, la majorité des patientes avaient une tranche d’âge de 25 à 29 ans (24,6%).La gestité moyenne était de 4,83 avec des extrêmes allant de 0 à 14, les grandes multigestes (gestité supérieure à 5) sont les plus touchées : 36,7%.

II. DIAGNOSTIC POSITIF

Examen clinique

Les cancers gynécologiques et mammaires en Afrique de l’Ouest en général, sont diagnostiqués à un stade avancé [4-8]. Le retard au diagnostic a plusieurs explications :

  • niveau socioéconomique faible des populations concernées (faible taux de scolarisation de la femme,
  • faible pouvoir de décision de la femme à consulter,
  • mauvaise implications des hommes et de la communauté),
  • insuffisance de campagne d’information et de sensibilisation sur le cancer et une insuffisance de campagne de dépistage.
  • difficulté d’accès aux soins de qualité est aussi incriminée compte tenu  d’un manque de spécialistes du cancer, une mauvaise répartition des ressources (concentration dans les grandes villes), un déficit en technologie adaptée (insuffisance de mammographe, insuffisance des laboratoires d’anatomopathologie et de cytologie).
  • manque de programme cancer au niveau national et l’insuffisance des ressources allouées à la santé de la reproduction (besoins non satisfaits importants) sont des facteurs expliquant la consultation tardive des patientes, offrant ainsi peu de chances de guérison des cancers gynécologiques et mammaires.

2.1.1 Cancer du sein

Au Niger, comme dans la plus part des pays de l’Afrique de l’Ouest, les patientes consultent tardivement pour la prise en charge du cancer sein. Le délai moyen de consultation était de 9 mois, entre le début des symptômes cliniques et la consultation à la maternité Issaka Gazoby de Niamey, avec des extrêmes allant de 15 jours à 5 ans. Ce retard de consultation est beaucoup plus important chez des patientes qui consultent en premier les tradithérapeutes, compte tenu de certaines croyances socioculturelles dans nos régions. Les signes fonctionnels sont dominés par les modifications mammaires (75%) et les douleurs mammaires (47,7%). Les signes d’examen sénologique, représentés, sont dominés par la présence d’une masse palpable (85% des cas), la présence d’un aspect de peau d’orange (65% des cas) et des adénopathies axillaires palpables (82% des cas). Malgré la politique de dépistage du cancer du sein par la mammographie depuis 2007, le diagnostic précoce du cancer du sein à évolution locale n’est pas fréquent, nous avons dénombré que 37,7 % des patientes diagnostiquées au stade 1 et 2. Il est admis que les cancers du sein de la femme en Afrique sub-saharienne ont des caractéristiques de tumeurs le plus souvent agressives (patientes jeunes, sein inflammatoire, envahissement ganglionnaire fréquent). Dans nos régions, la majorité de nos patientes qui avaient un cancer du sein, sont en âge de procréer et les consultations prénatales (CPN) demeurent souvent les seules occasions d’un examen sénologique. Dans notre série, 3% avaient une grossesse associée au cancer du sein

2.1.2 Cancer du col utérin

Au Niger comme dans beaucoup de pays de la sous-région, il  existe une politique de dépistage du cancer du col utérin par la méthode d’inspection visuelle après application de solution d’acide acétique à 5%  (IVA) et de soluté de Lugol fort (IVL),  au niveau de la région de Niamey et dans les autres régions depuis 2001. La majorité des patientes (80%) admises au niveau de la maternité Issaka Gazoby ne provenaient pas des centres de dépistage [19]. Le délai moyen de consultation était de 10 mois, avec des extrêmes allant de 1 à 60 mois, en cas de cancer du col utérin. Les signes fonctionnels du cancer du col utérin sont dominés par les métrorragies (77,7%), les douleurs pelviennes (37,7%) et les leucorrhées (18,8%). Dans notre série, seules 25% des patientes étaient au stade I.

2.2. Examen anatomopathologique

Le diagnostic anatomopathologique pose également d’énormes problèmes dans la plupart des pays du continent africain [4-8]. La majorité des laboratoires d’anatomie pathologique n’existe que dans les capitales. Il existe très peu de médecins anatomopathologistes dans nos régions. Le délai d’obtention des résultats histologiques est trop long, la situation est très pénible pour les patientes et les praticiens. Les examens extemporanés des pièces opératoires sont rares. Le recours à la technique de cytoponction, qui permet d’avoir un résultat cytologique dans un délai bref, est très utilisé dans nos régions. Les laboratoires pratiquent peu d’examen en immuno-histochimie pour la détection des récepteurs hormonaux ou pour des études moléculaires plus poussées. La majorité des équipes collabore avec des équipes européennes, américaines et du Maghreb avec comme corollaire l’envoi des blocs de tissus et des coûts supplémentaires pour la prise en charge des patientes. Au Niger, il existe un seul service d’anatomopathologique qui est basé à la Faculté des Sciences de la Santé de Niamey.

III. TRAITEMENT

3.1. Traitement curatif 

La prise en charge des cancers dans nos régions rencontre beaucoup de difficultés [4-8]. Les centres de traitement du cancer sont rares. Dans la majorité des cas, les patientes sont traitées dans des maternités de références, les hôpitaux nationaux et les cliniques privées. Les blocs opératoires sont partagés avec les autres pathologies obstétricales et gynécologiques, alourdissant la durée de séjour des patientes. Les maisons de vie pour les patientes sont inexistantes, les patientes sont dispersées dans les différents services.

Les praticiens de nos régions manquent de compétence pour le traitement du cancer. Les chirurgiens oncologiques et les chimiothérapeutes sont rares dans nos régions. Les infirmiers et le personnel de l’action sociale ont peu de compétences dans la prise en charge des cancers.

La radiothérapie, indispensable pour le traitement des cancers, n’est disponible dans tous les pays africains. Au Niger, la finition de la construction du service de radiothérapie traine beaucoup.

Les produits pour la chimiothérapie manquent dans nos régions, les protocoles ne sont pas adaptés compte tenu de l’absence de dosage des récepteurs hormonaux pour le cancer du sein.

Les soins palliatifs nécessaires à ce stade de la maladie ne sont que très peu disponibles dans nos régions. Dans nos régions, beaucoup de patientes partent en évacuation sanitaire, dans les pays du Maghreb ou Occidentaux, compte tenu de la performance des plateaux techniques. Ces évacuations sanitaires à la charge des états ou de la famille de la patiente, occasionnent des dépenses financières importantes (manque d’assurances maladies). 

En dehors des problèmes d’infrastructures et d’équipements, de compétence et de la disponibilité des produits thérapeutiques, le problème crucial dans la prise en charge des cancers gynécologiques et mammaires est leur découverte au stade tardif dans nos régions. En effet, des stades avancés de la maladie, très peu de patientes étaient opérées. Dans notre service,  la chirurgie première avait réalisée chez  seulement 40% des patientes présentant un cancer du col utérin et 55% des cas pour le cancer du sein. Les traitements néo adjuvants ou en situation métastatiques sont les plus réalisés. La mastectomie totale avec curage axillaire systématique demeure le traitement chirurgical du cancer du sein le plus largement utilisé dans nos régions. Dans notre série, 97% des patientes avaient bénéficié de ce traitement en cas de traitement chirurgical.

Au Niger, grâce à l’implication des autorités politiques, des prestataires, des Ongs, la gratuité de la prise en charge des cancers gynécologiques et mammaires est effective depuis novembre 2007. Les centres de traitement des cancers sont au Niger sont surtout les Hôpitaux Nationaux, la Maternité Issaka Gazoby de Niamey et les Centres Mères Enfants. Les soins prodigués sont : la chirurgie, la chimiothérapie, l’hormonothérapie et les soins palliatifs, à titre gratuit. La radiothérapie est réalisée hors du pays, gratuite, en cas d’évacuation sanitaire par le Conseil de santé de notre pays.

3.2. Traitement préventif 

3.2.1. Prévention primaire

Le cancer du col utérin est actuellement une maladie évitable. La prévention primaire du cancer du col utérin repose essentiellement sur des modes de vie saines et sur la vaccination contre le VPH. Deux types de vaccins contre l’infection par le VPH sont actuellement commercialisés : l’un de quadrivalent a neuf valent et l’autre bivalent. Ces deux vaccins existent et sont prescrits dans nos régions à titre individuelle aux populations cibles par les prestataires.Le Niger, grâce à l‘appui des autorités politiques, des partenaires au développement (UNFPA), le fond Gavi et la Fondation Tattali Yali de la 1ère Dame, a achevé une étude pilote de vaccination de masse en 2015 et est passé à une phase d’extension dans la vaccination de routine des jeunes filles.

3.2.1. Prévention secondaire

La prévention secondaire du cancer du col utérin à travers le dépistage et le traitement précoce des lésions précancéreuses est pratiquée dans tous les pays de la sous région. Les principales techniques utilisées sont l’examen cytologique des cellules du col de l’utérus (FCV), le dépistage de l’HPV, la colposcopie, le dépistage par examen visuel du col de l’utérus (IVA/IVL) et la biopsie du col utérin. Au Niger, le dépistage par la méthode IVA/IVL est gratuit. Des centres de dépistage existent dans presque toutes les régions du pays. Des campagnes de dépistage sont réalisées régulièrement grâce à l’appui des autorités politiques, des partenaires techniques, des Ongs et des sociétés savantes dans toutes les régions, en direction de la communauté rurale.Le traitement des lésions précancéreuses du col utérin par la cryothérapie, par la résection à l’anse diathermique (RAD) est simplifié, et se fait dès la première visite pour éviter les patientes perdues de vue dans certains pays de nos régions

La prévention secondaire du cancer du sein se fait dans nos régions par la mammographie et la palpation des seins. Au Niger, le dépistage par la mammographie (individuel, de masse) est gratuit.

CONCLUSION

La situation du cancer dans nos régions est préoccupante compte tenu que la plus part des pays n’ont pas les infrastructures et les équipements nécessaires pour mener à bien un traitement du cancer exigeant la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie et que les patientes sont admises à des stades tardifs de la maladie. Nous constatons également une grave pénurie de spécialistes du cancer tels que les chirurgiens oncologues, les anatomopathologistes, les chimiothérapeutes et les infirmiers spécialistes en oncologie pour les soins. Le pronostic des patientes est mauvais en général, même si des progrès sensibles sont enregistrés dans le dépistage et traitement précoce des cancers du sein et du col utérin. La prévention primaire du cancer du col utérin, par l’introduction de la vaccination HPV, dans nos régions permettra de renverser la tendance actuelle du cancer du col utérin. Mais en attendant,  pour améliorer la prise des patientes, il est urgent de :

  • Investir dans le cancer : meilleur implication politique pour une gratuité des soins
  • Avoir un programme de lutte contre le cancer dans chaque pays : outil d’exécution de la politique nationale en matière de prévention et de lutte contre le cancer
  • Harmoniser la collecte des données : le registre du cancer doit être disponible et couvrir toutes les régions du pays
  • Créer dans chaque pays, un centre de traitement du cancer avec toutes les infrastructures et équipements nécessaires
  • Renforcer les compétences des prestataires dans chaque pays : formation des chirurgiens oncologues, des anatomopathologistes, des oncologues, des radiologues, des radiothérapeutiques et des infirmiers oncologues
  • Renforcer les laboratoires d’anatomopathologie existants (pour réaliser des examens biologiques) et en créer aussi dans les centres hospitaliers régionaux dans nos pays.
  • Rendre accessible les produits pour la chimiothérapie et les soins palliatifs
  • Introduire la vaccination de masse contre le cancer du col utérin dans tous les pays,
  • Pérenniser le dépistage individuel et de masse des lésions précancéreuses du col utérin par la méthode IVA/IVL et le typage viral
  • Doter toutes les centres hospitaliers régionaux de nos pays, d’un mammographe
  • Soutenir, créer des Ongs qui luttent sur le cancer
  • Impliquer la population, la communauté, les maris à la lutte sur le cancer

REFERENCES

  1. Organisation Mondiale de la Santé :

Prévention et Lutte contre le cancer : Une stratégie pour la Région africaine de l’OMS. Catalogue OMS/AFRO  AFR/RC 58/4 du 24 juin 2008

  • Ferlay J, Shin HR, Bray F, Forman D, Mathers C, Parkin DM.

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Globocan 2018. http://gco.iarc.fr/today/data/factsheets/cancers/23-Cervix-Uteri-fact-sheet.pdf

  • Organisation Mondiale de la Santé :

Programmes Nationaux de lutte contre le cancer. Politiques et principes gestionnaires. 2ème édition, 25 pages, 2002

  • Nayama.M, Nouhou.H, Souna-Madougou.K, Idi.N, Garba.M, Tahirou.A, Touré.A.

Cancers gynécologiques et mammaires : aspects épidémiologiques et histologiques dans le service d’anatomie et cytologie pathologique de la faculté des sciences et de la santé de Niamey. Niger

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Bulletin du Cancer. Volume 98, Numéro 7, 797-806, July 2011
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LA DÉPIGMENTATION : QUELLES CONSEQUENCES POUR LA SANTE ?

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LORSQU’ON SE PROMÈNE DANS NOS VILLES AFRICAINES, ON REMARQUE QUE LES FEMMES AU TEINT NOIR SE RARÉFIENT, ELLES SONT DE PLUS EN PLUS REMPLACÉES PAR DES FEMMES BLANCHES, ROUGES, JAUNES OU MULTICOLORES. EN EFFET LA MAJEURE PARTIE DE NOS SOEURS PRATIQUENT LA DÉPIGMENTA­TION QUI EST PAR DÉFINITION LE BLANCHISSEMENT DE LA PEAU PAR DIVERS PROCÉDÉS.

Le phénomène est apparu en Afrique dans les années 60 et a pris de l’ampleur dans les années70. Le phénomène touche tous les pays d’Afrique noire Mali, Senegal, Niger, Burkina Faso, Congo.etc….

Les motivations profondes qui soutiennent cette pra­tique sont complexes et di­verses ;

Elles sont à 90% d’ordre es­thétiques, ne dit-on pas que les hommes préfèrent les femmes claires ? Tout comme le mythe de la femme blonde en Europe.

Elles peuvent être d’origines socio-culturelles, les femmes le font par suivisme, influencées par leurs amies à 74% des cas ou par le conjoint à 30% qui dans certains des cas offre le premier tube. Un événement social tels que le baptême ou le mariage est souvent un fac­teur déclenchant dans 18% des cas, la volonté de s’éclair­cir est accentuée par les publi­cités mensongères qui utilisent les filles métisses ou claires de naissance pour duper les futures clientes.

Les procédés utilisés sont nombreux, barbares et nocifs pour la santé.

Il s’agit des cosmétiques de qualité douteuse dont les com­positions ne respectent pas les normes exigées. Les cosmé­tiques utilisés contiennent très souvent des sels de mercures, des corticoïdes, de l’hydro­quinone à des doses hautement toxiques détournées des circuits pharmaceutiques officiels ou des cocktails faits maison : des mix­tures à base d’eau de javel ; des masques à base des crèmes contre la calvitie…

Face aux dangers que représentent cette pratique, il est plus qu’urgent de trouver des solutions adéquates. Il nous appartient de tous de lutter contre ce fléau en sensibilisant nos proches, aux cosmétolo­gues et aux pharmaciens de trouver rendre des formulations moins agressives. Il appartient aux pouvoirs publics d’éduquer, d’informer et de sensibiliser la population. Il leur incombe éga­lement le devoir de contrôler la qualité des cosmétiques qui entrent dans le pays comme :

– des mixtures à base d’eau de javel; des masques à base des crèmes contre la calvitie

– des défrisants pour cheveux, des verres de bouteilles pilées

– et toutes sortes d’autres pro­duits contenant de l’acide.

Les résultats de ces produits sont spectaculaires, la peau s’éclaircie en un temps re­cord, et comme l’appétit vient en mangeant, les femmes en redemandent davantage. La consommation s’accroît et cela crée une vraie dépendance.

Cette dépendance a des conséquences désastreuses :

Elles sont d’ordre esthétique, à savoir :

  • Des brûlures de second degré ;
  • L’apparition de points noirs ;
  • De l’acné, des vergetures ;
  • La barbe pousse.

Les conséquences peuvent être dramatiques. En effet l’utilisation des corticoïdes blanchit certes la peau mais affaiblit considéra­blement le système immunitaire au point de le rendre vulné­rable aux agressions externes même les plus bénignes. Les utilisatrices font des infections à répétions notamment les my­coses qui sont des maladies de la peau dues aux champignons ; à la longue la peau devient hy­persensible et dégage une odeur de poisson frais (fade). Les pro­duits agissent sur l’état général de la personne et peuvent pro­voquer l’apparition de glauco­me, cataracte et des maladies cardiovasculaires tels que l’HTA ou le diabète.

Et pire mes sœurs, c’est que cette pratique provoque la des­truction de la mélanine. La mé­lanine étant une substance na­turelle secrétée par l’organisme et qui permet d’assurer une protection naturelle contre les rayons X, en détruisant cette substance, la peau devient vul­nérable à toutes les agressions solaires et ouvre la voie au can­cer de la peau voire aux leucé­mies qui sont des cancers du sang. En tout état de cause, ce n’est pas l’acte qui me dérange mais l’ignorance et le désintérêt tant au point de vue médical que par les pouvoirs publics.

Nous rappelons encore que ça appartient à tous de lutter contre ce fléau en sensibilisant nos proches sans pour autant culpabiliser celles qui décident de se dépigmenter. Les orienter vers les produits qui rendent la peau éclatante tout en conservant son intégrité à l’exemple des produits aux acides de fruits dont quelques échantillons existent déjà sur le marché.

Aux dermatologues, et médecins il leur appartient de sensibiliser les patients en évoquant les consé­quences dramatiques aux­quelles ils s’exposent en utilisant abusivement des corticoïdes et certains produits chimiques.

Aux pouvoirs publics d’éduquer, d’informer et de sensibiliser la population. Il leur incombe également le devoir de contrôler la qualité des cosmé­tiques qui entrent dans le pays et d’appliquer les dispositions déjà existantes.

BLACKS IS BEAUTIFUL a-t-on coutume de dire, la beauté ne signifie pas forcément teint clair. La luminosité, la pureté, la nette­té, la douceur et l’éclat ne sont pas l’apanage d’un teint clair ou blanc.

Sublimez et entretenez votre peau claire ou noire c’est ça la beauté. Restez naturelle ! nous allons vous aimer.

COMMENT FAIRE POUSSER VOS CHEVEUX INCROYABLEMENT VITE

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Découvrez une recette simple et efficace pour faire pousser rapidement vos cheveux quelque que soit leur type et lutter contre la chute des cheveux.

Vous avez besoin de juste deux ingrédients : le gingembre et l’huile de coco.

  1. Éplucher votre gingembre (prendre une quantité suffisante en fonction de la quantité de vos cheveux)
  2. Rapper le gingembre
  3. A l’aide d’un tissu fin extraire le jus du gingembre rappé
  4. Ajouter une cuillère d’huile de coco. Vous pouvez essayer une autre huile végétale légère si vous ne supportez pas l’huile de coco. Le soin s’applique comme un bain d’huile en insistant sur les racines.
  5. Laisser poser toute la nuit puis laver avec un shampoing doux.

Vous verrez le résultat est époustouflant. Vous pouvez gagner jusqu’à 4cm par mois. Soin à faire une fois par semaine minimum pour de meilleurs résultats

COMMENT PERDRE DU POIDS SANS SOUFFRIR

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Pour beaucoup de personnes mincir est contraignant, difficile à accom­plir sans bouleverser ses habitudes. Il est pourtant facile de s’affiner sans se frustrer, ni s’épuiser dans les séances de sport intermi­nables.

Alors nous vous propo­sons des as­tuces simples pour perdre du poids rapide­ment.

La première chose à adopter est une alimentation variée.

L’équilibre nutritionnel s’effectue sur plusieurs jours.

  • Buvez un grand bol d’eau juste avant le repas et ceci vous empêcherait de manger en grande quantité.
  • Consommer du citron : un ci­tron pressé dans un verre d’eau brûle environ 50 grammes de graisses.
  • Ne faites pas l’impasse sur les fibres alimentaires. Elles aident à réduire la consommation de sucre, à ressentir la satiété, favoriser une bonne digestion et éviter les ballonnements dus à l’usage excessif de sucres et de graisses. Ces fibres sont présentes dans les fruits, les légumes, les cé­réales et aliments complets mais aussi les légumineuses. Par exemple au lieu de boire un jus d’orange, remplacer le par une orange pressée car un verre de soda contient en moyenne 20 grammes de sucre.
  • Respecter les heures de repas. Eviter de grignoter entre les re­pas. Manger très tôt le soir au moins 3h avant d’aller au lit.
  • Mettez-vous à l’huile de coco : l’huile de noix de coco est très bonne pour la santé. Avec son taux élevé de graisses spé­ciales, appelées triglycéride à chaine moyenne, elle est méta­bolisée par l’organisme différem­ment des autres graisses. Ces graisses stimulent le métabo­lisme et font bruler 120 calories supplémentaires par jour tout en réduisant l’appétit.
  • Exercer une activité physique régulière comme la marche par exemple et cela aura un impact bénéfique sur la santé. Marcher au moins 30 minutes d’affilée par jour à un rythme correct suf­fisent à entretenir votre forme.

PRÉ DIABÈTE, INTERVIEW DE DR ALI ADA

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Lafia Magazine : Qu’est-ce le dia­bète ?

Dr. Ali Ada : Le diabète est une maladie liée à l’excès de sucre dans l’organisme. Par conven­tion internationale on dit qu’une personne est diabétique si sur le plan biologique elle a une glycémie à jeun (c’est-à-dire au moins 8 heures après le der­nier repas) supérieur ou égale à 1,26g/l à deux reprises.

Il y a aussi un autre cas de figure : une personne qui présente un syndrome polyuro-polydipsique c’est-à-dire qui boit beaucoup, qui urine beaucoup, qui maigri avec un appétit exagéré, qui est asthénique (fatiguée) et que à tout moment de la journée si on dose sa glycémie elle est supé­rieure ou égale à 2g/l.

Lafia Magazine : Qu’est-ce-que l’état pré diabétique ?

Dr. Ali Ada : La glycémie nor­male étant comprise entre 0,60g/l et 1,10g/l et le diabète au-delà de 1,26g/l ; il y a donc un no mans land entre 1,10 et 1,26. C’est une glycémie comprise entre cette fourchette qu’on qualifie de pré diabète.

Il y a bien d’autres cas où on peut parler de pré diabète :

Chez les femmes enceintes qui font le diabète dit gestation­nelle généralement à partir de six mois de grossesse et après l’accouchement la glycémie se normalise comme par enchan­tement jusqu’à la prochaine grossesse. C’est un état qui an­nonce que si la femme ne prend pas certaines précautions elle peut facilement basculer vers la catégorie des diabétiques.

Les personnes qui ont un anté­cédent familial de diabète que ce soit les ascendants directs ou les collatéraux ; qui com­mencent à prendre du poids ou un début d’obésité peuvent fa­cilement développer un diabète. Chez ces personnes la prise de certains médicaments tels que les corticoïdes peut entrainer un diabète.

Lafia Magazine : Quels sont les facteurs de risque liés à la surve­nue du pré diabète ?

Dr. Ali Ada :

  • Les antécédents familiaux. Si le diabète de type 2 a été dia­gnostiqué dans votre famille immédiate, votre mère ou votre père, votre frère ou votre sœur, ou votre enfant, alors les risques pour vous sont plus élevés.
  • L’état de votre corps peut par­fois indiquer une glycémie éle­vée. Si vous êtes en surpoids, c’est-à-dire si votre indice de masse corporelle est supérieur à 25, vous pourriez souffrir de pré diabète. En outre, l’obésité abdominale (graisse du ventre) est associée à un risque élevé de diabète.
  • Vous avez un mode de vie sé­dentaire : Si vous êtes séden­taire ou ne faites pas beaucoup d’exercice, votre risque de souf­frir du diabète et du pré diabète est alors plus élevé. Rien qu’en ajoutant l’activité physique à votre vie, vous réduisez deux facteurs de risque du diabète. D’une part, l’exercice abaisse la résistance à l’insuline et d’autre part, l’activité physique va éga­lement vous aider à perdre du poids, l’embonpoint étant un facteur de risque
  • Certaines femmes sont plus susceptibles d’avoir le diabète et le pré diabète que les autres. Ce groupe comprend les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques, les femmes enceintes qui souffrent de diabète gestationnel.
  • Vous mangez des aliments à haute teneur en gras et très su­crés : Si vous êtes grand ama­teur d’aliments à haute teneur en gras, d’aliments sucrés et que vous en mangez régulière­ment, vous constituez une vic­time potentielle du pré diabète et diabète.

Lafia Magazine : Est-il possible d’empêcher le pré diabète d’évo­luer vers le diabète ? Si oui com­ment ?

Dr. Ali Ada : Empêcher, je ne serai pas aussi catégorique. Mais une chose est sûre c’est qu’on peut retarder l’échéance de plusieurs années jusqu’à 20 ans parfois. Ceci est possible en adoptant certaines mesures pour avoir un mode de vie saine. Ces mesures sont entre autres :

  • La pratique régulière d’une ac­tivité physique : marcher au moins 30 minutes par jour, monter les escaliers, jardiner…
  • Une alimentation équilibrée :
  • Fruits et légumes : au moins 5 par jour ;
  • Féculents : à chaque repas et selon l’appétit ;
  • Produits laitiers : 2 par jour pour les adultes, 3 à 4 pour les per­sonnes âgées ;
  • Préférer le poisson, le poulet à la viande rouge ;
  • Eviter les matières grasses ajoutées ;
  • Limiter les produits sucrés ;
  • Limiter la consommation de sel
  • La consommation de produits frits, plats préparés (contenants des graisses et des sucres ca­chés), viennoiseries est décon­seillée ;
  • Privilégier l’eau aux autres bois­sons.

Dr ALI ADA Endocrinologue / Diabétollogue

Pr TOURE NOUS PARLE DES SIGNES PRÉCURSEURS DE L’AVC

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Lafia magazine : Qu’est-ce qu’un AVC ?

Pr Touré A.I : l’AVC veut dire accident vasculaire cé­rébral. C’est un accident qui survient brutalement dans le cerveau soit par obstruction d’un vaisseau alors on parle d’AVC ischémique ou par rupture d’un vaisseau et on parle d’AVC hémorragique.

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une dé­faillance de la circulation sanguine qui affecte une région plus ou moins importante du cerveau. Elle provoque la mort des cellules alors privées d’oxygène nécessaire à leur fonctionnement. Le cerveau normal tient en général 5 minutes, délai au-delà duquel des lésions commencent à appa­raitre. Et aussi apparaissent les signes de l’AVC.

L’AVC est actuellement la première cause de han­dicap physique au monde ; plus que les accidents de la voie publique.

Lafia Magazine : quelle est la population à risque de faire un AVC ?

Pr Touré A.I: Les facteurs de risque d’accident vasculaire cérébral sont en général les mêmes que les facteurs de risque cardio-vasculaire. Il s’agit de:

  • L’hypertension artérielle qui est de plus en plus fréquente chez nous
  • Le manque d’éducation thérapeutique car on a dans nos pays des gens qui ont un problème d’HTA qui sont non ou mal traités. Nous avons en Afrique plus de cent millions d’hypertendus et plus de 90 millions sont hors contrôle.
  • Les valvulopathies
  • La drépanocytose
  • Les infections à répétition
  • Le paludisme : chez l’enfant certaines formes de neuro palu peuvent créer des AVC.
  • Le diabète qui favorise la formation des plaques d’athérome qui peuvent boucher un vaisseau et créer un AVC
  • Les déficits congénitaux de certaines protéines telles que la protéine C et la protéine S
  • La crise cardiaque et d’une manière générale les syndromes coronariens qui modifie la contractilité du muscle cardiaque et entrainent la formation de caillots
  • L’hypercholestérolémie qui rend le sang visqueux et perturbe sa circulation normale entrainant ainsi la formation de caillots
  • La malformation de certains vaisseaux qui peut entrainer leur rupture à la moindre poussée ten­sionnelle
  • L’utilisation abusive de certains médicaments que ce soit des médicaments traditionnels ou des médicaments occidentaux

Lafia Magazine : quels sont les symptômes d’un AVC ?

Pr Touré A.I : Les symptômes de l’AVC sont :

  • Mal de tête subit et intense, parfois accompagné de vomissements
  • Déficit d’une partie du corps ; soit du visage, soit du bras, soit de la jambe
  • Étourdissements ;
  • Perte soudaine d’équilibre ;
  • Confusion ;
  • Difficulté à s’exprimer ou à comprendre ;
  • Perte soudaine de la vue ou vision trouble d’un oeil ;

Lafia Magazine : que faire lorsqu’une personne de notre entourage présente des signes d’AVC ?

Pr Touré A.I : Lorsqu’une personne présente les signes cités plus haut, il faut rapidement la mettre en position latérale* de sur­vie et trouver rapidement un moyen de la conduire à l’hôpital. Selon que l’AVC soit ischémique ou hémor­ragique la prise en charge n’est pas la même.

(*) position latérale de sécurité : la victime est placée sur le côté, tête en arrière, bouche ouverte et dirigée vers le sol. Ainsi, sa langue ne peut plus tomber dans sa gorge et ses vomissements s’écoulent librement sur le sol.

Lafia Magazine : certains scientifiques disent que quelques semaines avant la survenue de l’AVC notre corps nous envoie des signaux d’alerte. Qu’en pen­sez-vous ?

Pr Touré A.I : Il est dit que même pour la mort subite, les jours précédant l’organisme a envoyé des signaux. Mais les êtres humains nous n’avons pas toujours le temps de nous consacrer à nous-mêmes. Même quand notre corps nous parle sou­vent nous ne l’écoutons pas, nous ne lui obéis­sons pas. Nous partons généralement à l’hôpital que quand ça ne va pas. Ceci pourrait s’expliquer par le faible niveau socio-économique de nos po­pulations.

Or il y a des signes qui alertent. Quand on sait qu’on est hypertendu et/ou diabétique l‘AVC a une particularité : ses signes précurseurs sont to­talement absents. Toutefois, les personnes ayant subi un accident ischémique transitoire, celles qui sont atteintes d’un trouble cardiaque (anomalie, insuffisance cardiaque ou arythmie), de diabète, de migraines, d’apnée du sommeil, d’hypercho­lestérolémie (taux élevé de cholestérol) ou d’hy­pertension artérielle sont plus à risque.

Lafia Magazine : Peut-on prévenir l’AVC ?

Pr Touré A.I : Oui on peut prévenir l’AVC ?

  • Eviter de prendre du poids (obésité)
  • Eviter le tabac
  • Eviter les excès d’alcool
  • Surveiller sa tension artérielle au moins deux fois dans l’année
  • Pratiquer une activité physique régulière. Dieu a créé le monde en mouvement ; il faut que nous soyons en mouvement aussi.
  • Avoir une alimentation saine. L’alimentation in­flue beaucoup sur les facteurs de risque de l’AVC. Evitons les ali­ments trop sucrés, trop salés et trop gras. Evi­tons les aromes cubes et les huiles artificielles. Mangeons plus de fruits et de légumes.

Si vous souffrez d’une ou plusieurs pathologies citer plus haut (hypertension artérielle, diabète, drépanocytose…etc) vous devez suivre scrupu­leusement votre traitement et surveillez toute per­turbation de votre état de santé.

  • Vérifiez votre tension. Si votre tension est au-des­sus de 14/9, abordez avec votre médecin la pos­sibilité d’un traitement.
  • Demandez à votre médecin des précisions sur vos traitements.
  • Prenez les médicaments qui vous ont été pres­crits. Si vous avez des questions sur vos médica­ments, n’hésitez pas à les poser à votre médecin.
  • N’arrêtez pas votre traitement sans en avoir d’abord parlé avec votre médecin.
  • Contrôlez votre cholestérol. S’il est élevé, votre médecin pourra vous aider à le faire baisser.
  • Suivez soigneusement les recommandations de votre médecin si vous souffrez d’un diabète.

Car chez les personnes présentant déjà des fac­teurs d’AVC le problème majeur est l’inobser­vance thérapeutique. Il y a un sérieux problème d’éducation thérapeutique en Afrique. Pour pallier ce problème il incombe au patient de bien prendre son traitement et au médecin de prendre le temps de bien expliquer le traitement.

INTERVIEW DU MINISTRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE Dr ILLIASSOU MAINASSARA

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Lafia Magazine : Bonjour M. Le Ministre. Cette année, le Niger fait face à des inondations d’une ampleur exceptionnelle avec son lot de sinistrés à la merci de toutes sortes de ma­ladies. Quelles sont les dispositions prises par votre département ministériel face à l’ur­gence sanitaire ainsi créée par cette situa­tion ?

M.S.P Dr ILLIASSOU M : Les inondations de 2020, au-delà de leur ampleur, sont intervenues dans un contexte de la gestion de la pandémie de la CO­VID-19. Pour faire face à l’urgence sanitaire créée ainsi par celles-ci, mon département ministériel a d’abord contribué à l’élaboration d’un plan intégré de réponse aux inondations avec les autres dépar­tements. Les prévisions du coût des interventions en santé avoisinent les 3 milliards de Francs CFA. En termes de dispositions urgentes, très tôt, un rappel a été fait aux huit Directions Régionales de la Santé Publique (DRSP) à plus de vigilance dans la surveil­lance. Des missions de supervision et d’évaluation de la situation ont été conduites particulièrement à Niamey par les autorités sanitaires, l’OMS et les cadres du ministère. Ces mêmes missions ont été ef­fectuées au niveau des autres régions du pays. Pour assurer une meilleure prise en charge des cas de maladies, un pré positionnement en kits d’urgences a été fait dans toutes les 8 régions avec l’appui de l’Etat et de ses partenaires. Des postes médicaux avancés ont été mis en place au niveau des sites de relocalisation estimés à 16 à Niamey une des ré­gions les plus touchées. Il y a eu une distribution de milliers de Moustiquaires imprégnées d’Insecticides à Longue Durée d’Action (MILDA) pour lutter contre le paludisme au niveau des sinistrés. L’offre de soins est rendue gratuite aux populations des sites se pré­sentant au niveau des postes médicaux avancés y compris la vaccination. Des sensibilisations sur la prévention des maladies à potentiel épidémique sont menées à travers les différents canaux. Aussi, des sessions de formations ciblant 124 agents de santé sur la gestion des foyers de gatro entérites au niveau des districts sanitaires à haut risque d’épi­démie de choléra, ont été organisées. Notons aus­si, que le Ministère de la Santé Publique a obtenu l’appui des partenaires en ressources humaines et matérielles pour combler le gap relevé au niveau du terrain. Enfin, il a été mis en place un système de veille sanitaire en termes de surveillance au niveau des régions.

Lafia Magazine: En dépit de l’amélioration de la situation sanitaire liée pandémie de la COVID-19, le Niger compte encore des cas de malades du nouveau coronavirus, d’où le risque permanent d’une réinfection à grande échelle, et par conséquent l’adoption d’un certain nombre de mesures sanitaires à même de préserver notre pays de cette mala­die qui n’a ni vaccin ni traitement spécifique. En tant qu’autorité en matière de santé, com­ment faites-vous pour faire respecter l’appli­cation desdites mesures salvatrices ?

M.S.P Dr ILLIASSOU M : Pour réduire la propaga­tion de cette pandémie dans notre pays, comme vous le savez, le Gouvernement a pris d’impor­tantes mesures. Parmi ces mesures, nous pouvons citer entre autres les mesures barrières c’est-à-dire le port de masque, le lavage des mains à l’eau et au savon ou au gel hydro-alcoolique, la distanciation physique. A ces mesures, il faut ajouter les direc­tives adoptées lors de l’ouverture des frontières aé­riennes. Pour assurer une protection des travailleurs de santé, toutes les formations sanitaires du pays ont été dotées de masques et équipées de dispo­sitifs de lavage des mains y compris les produits de désinfection. Au niveau de l’administration centrale, le port de masque est rendu obligatoire non seu­lement pour les travailleurs mais aussi pour les vi­siteurs. Au cours des réunions et des séminaires, le port de masque est rendu également obligatoire. Les principaux Points d’Entrée aérienne et terrestre principaux ont été dotés en ressources humaines et matérielles pour assurer la surveillance, voire réaliser des tests PCR et Tests Rapides COVID-19 en cas de suspicion.

Sur le plan de la communication, des messages ont été élaborés et diffusés pour une meilleure compré­hension de la maladie et des mesures de préven­tion malgré le relâchement des mesures barrières constaté ces derniers mois.

Pour ce qui est des directives pour les voyageurs par voie aérienne suite à l’ouverture des frontières, les services de santé, l’Agence Nationale de l’Avia­tion Civile, les compagnies de transport aérien et la sécurité veillent scrupuleusement à leur respect tant pour les voyageurs à l’arrivée comme au départ au niveau des aéroports internationaux. Une attention particulière est aussi accordée aux compatriotes ra­patriés à travers une surveillance rigoureuse de la COVID-19 au sein de ces communautés. Enfin, les mesures de la surveillance et du suivi des contacts sont toujours de mises afin de limiter au maximum la propagation. Aussi, le Gouvernement a décidé du maintien de la fermeture des frontières terrestres afin de réduire le risque d’importation du virus.

Lafia Magazine : Urgence sanitaire en cette période de saison des pluies marquée par des inondations d’une ampleur inégalée par-ci, surveillance de la pandémie de la COVID-19 par-là, on imagine un peu les difficultés à y faire face. Comment arrivez-vous au niveau de votre département ministériel à gérer tout cela ?

M.S.P Dr ILLIASSOU M : Les inondations sont récurrentes dans notre pays depuis un certain nombre d’années ; mais l’ampleur de cette année est exceptionnelle. Elles surviennent effectivement dans un contexte de COVID-19. Mon département ministériel gère au mieux ces deux évènements qui ont tous une répercussion sur la santé des commu­nautés. Des comités ont été mis en place pour la gestion de ces évènements dans lesquels participe activement le secteur de la santé. Pour ce qui est de la COVI-19, le dispositif gestionnaire est mis en place depuis le mois de mars 2020 à tous les niveaux et est toujours fonctionnel. Concernant les inonda­tions, en pareil circonstance, la crainte majeure du secteur de la santé est l’apparition des maladies à potentiel épidémique telles les gastro entérites, le paludisme, etc… Un système de veille a été mis en place au niveau de toutes les régions victimes de ces inondations afin de renforcer la surveillance épi­démiologique. Des dispositions ont été prises afin que tous les malades au niveau des postes médi­caux avancés sur les sites des populations sinis­trées relocalisées bénéficient de soins gratuits. Tout cela est soutenu par une sensibilisation de proximité pour la promotion de meilleures pratiques en faveur de la lutte contre la maladie.

Lafia Magazine : Restons sur la COVID-19. Le Niger a été félicité par l’Organisation Mon­diale de la Santé (OMS) pour sa bonne ges­tion de la crise sanitaire liée au nouveau co­ronavirus. Quels sont, selon vous, les points forts qui ont valu à notre pays d’être cité en bon exemple dans le cadre de la lutte contre cette maladie ?

M.S.P Dr ILLIASSOU M : La gestion de la pandé­mie due à la COVID-19 au Niger a été jugée satis­faisante, ce qui a valu les félicitations de l’OMS. Il faut dire que beaucoup de facteurs ont contribué à ces résultats obtenus jusque-là. Parmi ces facteurs nous pouvons citer entre autres : le fort engagement des autorités au plus haut niveau dans la gestion de la pandémie, la mise en place des organes multisec­toriels et multidisciplinaire dans une approche « une seule santé » à tous les niveaux, l’appui financier très prompt de l’Etat suivi de la mobilisation des parte­naires techniques et financiers, la préparation très précoce dans la réponse à la pandémie, la mobili­sation des différentes couches de la communauté dans la lutte à savoir les jeunes, les associations, les leaders religieux, les autorités coutumières. Il faut ajouter à tout cela les différentes mesures prises par le Gouvernement pour limiter la propagation de la pandémie, mesures prises également très tôt et dont certaines sont toujours en application. Toutes ces actions ont été possibles garce à la clairvoyance et le leadership de Son Excellence le Président de la République.

LE PROCESSUS ÉLECTORAL DANS UN CONTEXTE DE PANDÉMIE DE COVID-19

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La Commission électorale natio­nale indépendante (CENI) a, dès l’an­nonce du premier cas détecté de la maladie de coro­navirus, pris des mesures pour éviter toute propagation de cette pandémie sur le sol nigérien.

LE PRÉSIDENT DE LA CENI EN ÉCHANGE AVEC LES AGENTS D’ENRÔLEMENT

Plus de sept mille (7 000) agents d’en­rôlement sont déployés sur le terrain dans le cadre de l’élaboration du fichier électoral biométrique. Ainsi des gants, du gel, des bavettes, des seaux et savons pour le lavage des mains ont été mis à la dispo­sition des agents d ’enrôlement qui se trouvaient dans les régions de Diffa, Maradi, Niamey et Zinder. Et plus tard dans quelques com­munes de Til­labéry et Tahoua.

La Région de Niamey a enregistré plusieurs cas. Ce qui a conduit le gouvernement à prendre des mesures d’isolement sanitaire et de confinement de la ville. Les frontières de la capitale étaient fermées aux restes des régions. La CENI a suspendu le proces­sus d’enrôlement le 30 mars 2020 pour re­prendre au vu de l’évolution de la situation sanitaire du 25 mai au 07 juin 2020. Tout en faisant respecter les mesures barrières édic­tées par les autorités sanitaires.

Pour se rassurer et rassurer l’opinion na­tionale, le Président de la CENI a tenu, le 02 juin dernier, à faire le déplacement pour constater les dispositifs techniques mis en place pour enrôler les populations mais aus­si sanitaires. M. Issaka Souna a précisé que la reprise de l’enrôlement biométrique dans les arrondissements communaux 4 et 5 de la Ville de Niamey ne constitue qu’une étape de rattrapage qui fait suite à la suspension des opérations d’enrôlement dans ces deux arrondissements pour cause de pandémie mondiale à coronavirus COVID 19.

«Avec la reprise des opérations, dit-il, il s’agit pour nous de voir comment se com­portent les agents et le matériel, et surtout voir le niveau de mobilisation de la popula­tion vers la quête du droit de vote».

La Commission électorale nationale indé­pendante est restée aux côtés du gouver­nement pour apporter sa contribution dans la lutte contre la propagation de la pandémie à coronavirus.

Suivant le même engagement, la CENI a procédé à la remise d’un chèque de dix millions (10.000.000) de francs CFA, montant représentant la contribution des membres et personnel de la CENI le 5 juin 2020. La cérémonie a eu lieu au palais des congrès de Niamey où la cellule finance du comité interministériel de riposte contre le nouveau coronavirus s’était établie.

Le secrétaire général de la CENI avait, au nom du Président de l’institution et de tout le personnel et agents de la commission, tenu à rappeler qu’au-delà de cette contri­bution, la CENI a beaucoup investi pour lut­ter contre la propagation de cette pandémie. Cette modeste contribution de la CENI vient renforcer les efforts et mesures déjà prises, avait précisé Amadou Magagi.

(LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA CENI À GAUCHE)

La Commission électorale nationale indé­pendante s’est beaucoup investie dans cette politique de lutte contre la pandémie de co­ronavirus. Comme l’atteste cette contribu­tion des membres et agents de la CENI.

Dans le cadre de la tenue des différents scrutins les 13 et 27 décembre 2020 res­pectivement pour les élections locales, lé­gislatives et présidentielles 1er tour et le 21 février 2020 pour le 2ème tour, la CENI a prévu de mettre en place tous les dispositifs en place pour lutter contre la propagation de la pandémie de coronavirus.