Les vertus du Clou de girofle
Le clou de girofle est utilisé depuis l’antiquité pour ses nombreuses vertus dont entre autres:
Il calme les maux de ventre : l’eugénol contenu dans le clou de girofle a une action antispasmodique en freinant la fabrication des prostaglandines.
Il calme les nausées : Pour éviter les nausées, vous pouvez sucer 2 ou 3 clous de girofle ou le prendre sous forme d’infusiondans du thé (chaï).
Il soulage les douleurs dentaires: C’est un antiseptique puissant en situation de crise sur les gencives et les dents douloureuses. Il suffit de l’appliquer sur l’endroit affecté et le soulagement est très vite obtenu.
Il a un effet cicatrisant: le clou de girofle est efficace sur les boutons d’herpès qui ne sont pas encore développés.
- Mélanger 3 gouttes d’HE dans 1 c. à café d’huile de sésame ou la poudre de clou de girofle avec de l’huile de coco.
- Appliquez localement, une fois toutes les 30 mn pendant la première demi-journée, puis une fois toutes les 2 heures la demi journée restante, et enfin deux ou trois fois les deux jours suivants.
Il agit contre les infections pulmonaires: c’est la star des mélanges pectoraux, du fait de ses propriétés antiseptique et
antispasmodique. A prendre sous forme de tisane ou de thé mélangé au gingembre.
Il prévient les infections urinaires: il est conseillé dans le traitement des calculs rénaux. À utiliser par voie orale interne, sous forme d’infusion.
Il a des vertus aphrodisiaques: il stimule la libido. Par son effet vasodilatateur, il facilite l’érection et la sensation des muqueuses.
Prenez-le par voie orale, sous forme de thé chaï ou mélanger 1c. à café avec du lait concentré.
Les clous de Girofle sont utilisés en cas de fatigue intense: très connus pour être toniques, ils sauront vous redonner l’énergie
nécessaire. Il soulage les douleurs articulaires. Cette épice est géniale pour traiter les douleurs articulaires. Dans ce cas, il faut utiliser de l’huile essentielle de girofle.
C’est un désodorisant naturel: une orange piquée par plusieurs clous de Girofle, permet de diffuser un parfum durant de nombreuses semaines. Elle éloigne les mouches et bien d’autres insectes.
Les contre-indications: Il faut le consommer avec modération, sinon celui-ci peut s’avérer toxique, ou créer des perturbations gastriques. Les enfants, les femmes enceintes, ou même celles qui allaitent ne doivent pas consommer cette épice.
Quels sont les aliments à éviter pendant l’allaitement ?
DÈS LE DÉBUT DE LA GROSSESSE NOUS SOMMES INONDÉES DE CONSEILS NUTRITIONNELS :
MANGE CI ! NE MANGE PAS ÇA !
ET CELA CONTINUE PENDANT L’ALLAITEMENT.
ALORS BONNE NOUVELLE ! VOUS POUVEZ À PEU PRÈS TOUT MANGER PENDANT L’ALLAITEMENT. SAUF QUELQUES ALIMENTSQU’IL FAUT CONSOMMER AVEC PRÉCAUTION.
Les aliments à manger avec modération. Ces aliments peuvent altérer le goût du lait et le rendre désagréable pour le bébé. Il s’agit en particulier de :
- Choux
- Brocoli
- Asperges
- Artichauts
- Ail cru
- Oignon cru
- Épices à saveur très forte (curcuma, piment, etc…)
- Légumes amers
LES ALIMENTS QUI PEUVENT CAUSER DES REACTIONS ALLERGIQUES CHEZ VOTRE BEBE :
Certains aliments peuvent créer des allergies à votre bébé. Il s’agit de :
- Certains types de poissons
- Les fruits de mer
- Les criquets (beaucoup consommés au Niger)
LES ALIMENTS A BANNIR PENDANT L’ALLAITEMENT
- Certains poissons potentiellement contaminés par des polluants sont à bannir pendant l’allaitement. On parle du brochet, de l’espadon, du caviar. Le foie de poisson est également à supprimer de la consommation d’une maman allaitante
- Le soja, en raison de la présence de phyto-œstrogènes, est également déconseillé. Ces substances passent en effet dans le lait maternel.
- La caféine passe rapidement dans le lait maternel. Ne buvez pas plus que deux tasses par jour de thé, de café, de chocolat chaud ou de boissons gazeuses comme le cola.
Par contre, les tisanes et les autres boissons décaféinées ne posent aucun problème. Privilégiez le tilleul, la menthe, le framboisier et la tisane de fruits.
- Évitez les boissons énergétiques, car elles contiennent des substances qui peuvent être dangereuses pour votre bébé.
- L’alcool : de nombreuses études montrent les dangers de l’alcool pendant la grossesse, notamment sur le développement de l’enfant. Les résultats des études sur l’allaitement sont moins évidents.
Cependant, par précaution pour la santé de votre bébé, il est préférable de bannir l’alcool pendant l’allaitement, car il passe dans le lait maternel.
DES ALIMENTS POUR FAIRE PLUS DE LAIT ?
Dans plusieurs cultures, on suggère aux nouvelles mères de consommer certains aliments pour augmenter leur production de lait, notamment les céréales, les produits laitiers, certaines plantes…etc. Bien que certaines femmes disent avoir connu un certain succès avec ces méthodes, aucune étude scientifique n’a pu confirmer leur efficacité.
Une alimentation saine et équilibrée, une bonne réhydratation constituent la clé pour apporter les nutriments nécessaires au développement de votre bébé.
Si votre production de lait est insuffisante, augmentez la fréquence des tétées et assurez-vous que vos seins sont bien vides après chaque tétée.
Si malgré tout vous n’avez pas plus de lait, parlez-en à votre médecin. Il pourrait vous prescrire un médicament qui aide à augmenter la production de lait.
Diabète et Nutrition
L’ALIMENTATION JOUE UN RÔLE MAJEUR DANS LE BIEN-ÊTRE ET LA SANTÉ DES DIABÉTIQUES, CAR ELLE PERMET DE COMBLER SES BESOINS NUTRITIONNELS, DE CONTRÔLER LE GLUCOSE SANGUIN, D’ATTEINDRE UN POIDS ET DES TAUX DE LIPIDES SAN – GUINS ADÉQUATS, DE CONTRÔLER LA PRESSION ARTÉRIELLE ET DE PRÉVENIR LES COMPLICATIONS DE LA MALADIE.
Chez un diabétique, tout programme alimentaire doit être ajusté selon le degré d’activité physique et les médicaments. Il doit, en outre, suivre un régime adapté au diabète. Chez un diabétique, le contrôle de l’apport en glucides est de toute première importance. Les glucides sont présents naturellement (fruits, produits laitiers, féculents, légumineuses) ou sont ajoutés aux aliments (sucre, glucose, fructose, dextrose, miel, sirop d’érable, etc.). Il faut privilégier les aliments contenant des glucides présents naturellement. Les sucres qu’on ajoute doivent être consommés avec modération.
Ces derniers, peu nutritifs, se cachent dans les céréales à déjeuner, les yogourts aux fruits, les condiments, les confitures, les gâteaux, etc.

Complications liées au diabète :
Les maladies cardiovasculaires sont l’une des complications les plus fréquentes du diabète. Il est important de privilégier les bons gras car le risque de ces maladies est de 2 à 3 fois plus élevé en présence qu’en l’absence de diabète. En matière d’alimentation, il vaut mieux choisir des fromages et des viandes maigres et limiter le beurre et la crème. Recherchez des produits faibles en gras, en lisant bien les étiquettes. Toutefois, il ne serait pas souhaitable de retirer complètement les bons gras de son alimentation, car ils permettent de maintenir un bon taux de cholestérol sanguin. Les aliments riches en acides gras monoinsaturés (oméga-9) sont à privilégier.
Augmenter l’apport en oméga-3 d’origine marine (pois – sons et fruits de mer). Ces oméga-3 peuvent réduire le risque de maladies cardiovasculaires chez les diabétiques.
Il est donc préférable de privilégier la consommation de poisson que de viande grasse.
Augmenter les fibres alimentaires surtout solubles
Les fibres alimentaires, sur tout d’origine céréalière, pourraient réduire le risque de diabète de type 2. Une fois le diabète déclaré, un apport élevé en fibres semble favoriser la diminution des lipides sanguins. Les principales sources de fibres sont le son d’avoine, les légumineuses, ainsi que les fruits et légumes.
Réduire les « oxydants »
Augmenter l’apport en antioxydants. Le diabète contribue à l’activité des « oxydants ». Les antioxydants, présents majoritairement dans les fruits et les légumes.
Alcool : consommez l’alcool modérément. Il est permis de consommer de l’alcool avec modération quand on est diabétique et que sa glycémie et son taux d’insuline sont bien contrôlés. Sachez que la prise d’alcool augmente les risques d’hypoglycémie chez les diabétiques traités avec de l’insuline ou avec des médicaments qui stimulent la sécrétion d’insuline. La prise d’alcool doit se faire en mangeant
Redigé par Mouna Zataou Directrice du cabinet de conseils nutritionnels
Le kinkeliba une plante aux vertus incroyables !
Le kinkeliba ou combretum micranthum est un arbrisseau touffu qu’on trouve principalement en Afrique de l’Ouest et centrale.
Ses feuilles sont récoltées pour la consommation qu’elles soient fraiches ou séchées. Elles s’utilisent de différentes façons.
Le kinkeliba ou tisane de longue vie regorge plusieurs vertus médicinales
Antipaludéen : il est conseillé de consommer les feuilles de kinkeliba sous formes de tisane pour
casser la fièvre et traiter le paludisme. La recette est simple en infusion : faire infuser 30 g de feuilles séchées ou fraîches dans un litre d’eau bouillie pendant 10 minutes maximum. Prendre 2 à 3 tasses maximum par jour.

Traitement de la constipation : les feuilles du kinkeliba stimulent la fonction digestive et l’appétit.
Anti inflammatoire et antibactérien : le kinkeliba apaise les personnessouffrant de troubles digestifs tels
que les diarrhées et les gastro entérites.
Cicatrisant: le kinkeliba accélère la cicatrisation des plaies
Protège les cellules hépatiques : c’est l’une des plantes médicinales les plus utilisées pour le traitement des affections du foie.
Car il stimule la fonction biliaire et élimine les calculs biliaires.
Tonifiant: il a des propriétés tonifiantes ce qui fait qu’il est fortement conseille au jeûneur.
Lutte contre l’obésité: c’est aussi un remède contre l’obésité en raison de sa forte teneur en flavonoïdes
Régule la tension artérielle: il permet de réguler la tension artérielle. Car
il contient de la catéchine et du tanin, deux substances réputées pour leurs propriétés hypotensives
Troubles urinaires : favorise l’élimination de l’urine.
Il est aussi un complément des régimes amaigrissants.
NB : Déconseiller chez la femme enceinte !
Rédigé par Bintou Kano
Interview de son Excellence Monsieur Brigi Rafini, Ex Premier Ministre, Chef du gouvernement
Lafia Magazine : 9 mois après son apparition, la COVID 19 continue de secouer l’humanité toute entière. Quel bilan tirez-vous de la gestion de la crise sanitaire liée à cette pandémie ?
SEM. Brigi RAFINI : Le Gouvernement du Niger, sous l’impulsion du Président de la République, a su bien gérer la crise en anticipant. Comme vous le savez, les premières mesures de sauvegarde ont été prises bien avant la confirmation du premier cas sur notre territoire. Nous avons su, très tôt, prendre des mesures barrières sur le plan sanitaire mais aussi des mesures institutionnelles pour suivre et gérer la pandémie, et des mesures socio-économiques de soutien pour aider les populations et les entreprises à traverser cette passe difficile. C’est ainsi que nous avons mis en place un dispositif à travers, d’une part les opérations de distribution gratuite et de vente des vivres à prix modéré, et d’autre part, des facilités, des allégements fiscaux et une ligne budgétaire de 150 milliards de francs CFA afin de permettre aux Petites et Moyennes Entreprises et Petites et Moyennes Industries de supporter le choc, relancer leurs activités et sauvegarder les emplois.
Je pense que le fait que nous ayons anticipé nous a permis de prendre une longueur d’avance et de maitriser la situation. Les statistiques sont, à ce sujet, parlantes : à la date du 22 septembre 2020, les tests ont été réalisés sur 20.843 personnes, 1.193 ont été déclarées positives dont 20 en cours de traitement, 1.104 qui sont sorties guéries et malheureusement 69 décès.
Sur le plan institutionnel, il a été mis en place un comité d’orientation présidé par le Président de la République, un comité interministériel que je préside qui est appuyé par plusieurs structures d’appui. Il s’agit du Groupe d’experts, du comité consultatif, de la cellule communication et du secrétariat technique.
A ces structures, il faut ajouter d’autres comités sectoriels placés sous la responsabilité du Ministre de la Santé Publique pour la prévention, la riposte et la prise en charge des patients de la COVID 19. Toutes ces structures travaillent en harmonie suivant un seul objectif : vaincre la pandémie de la COVID 19.
Lafia Magazine : Dans beaucoup de pays y compris en Afrique, jusque-là plus épargnée, on assiste à un retour de la maladie après la sortie de confinement. Quelles sont les mesures qui ont été prises par le Gouvernement afin d’épargner le pays d’une éventuelle seconde vague qui est loin d’une simple prédiction puisque confirmée ailleurs ?
SEM. Brigi RAFINI : Notre stratégie est de minimiser les risques d’importation de la maladie et de maitriser les cas enregistrés dans notre pays. C’est pour cela qu’un accent particulier est mis sur l’application stricte des mesures édictées dont celles relatives aux mesures préventives que sont les fermetures de frontières, le maintien du port de masques et de toutes les autres règles d’hygiène que les autorités sanitaires compétentes nous conseillent. En outre, la sensibilisation des populations se poursuit activement en vue d’un changement de comportement individuel et une prise de conscience plus accrue sur les moyens de se protéger et de protéger les autres contre cette pandémie.
Lafia Magazine : Il n’y a malheureusement pas que la COVID 19. La récurrence du paludisme, de surcroît, en cette période de saison des pluies propice au développement des gites larvaires des moustiques sans oublier le choléra à cycle répétitif sont des réalités qui font des ravages chaque année au Niger. Comment le Gouvernement arrive à gérer tous ces défis sanitaires dans ce contexte de crise sanitaire mondiale ?
SEM. Brigi RAFINI : Le Gouvernement, à travers le Ministère de la Santé Publique, a élaboré le Plan de Développement Sanitaire dans lequel la gestion des maladies à déclaration obligatoire, qu’elles soient épidémiques ou pandémiques, est au cœur de notre politique de promotion de la santé. Plusieurs stratégies sont mises en œuvre afin de prévenir ces maladies. J’en veux pour preuves, la gratuité des soins pour les populations vulnérables que sont les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. Dans le cadre de la lutte contre le paludisme, des campagnes nationales de distribution de moustiquaires imprégnées sont organisées. Chaque année, à la période de haute transmission, des campagnes de prévention saisonnières chimio-prophylactiques sont organisées en 4 passages. Dans les zones où la survenue du paludisme est moindre, d’autres stratégies sont mises en œuvre.
Concernant les autres maladies, nous avons mis en place, avec l’appui de nos partenaires, un système d’alerte précoce et de surveillance, ce qui nous permet d’être proactifs en cas de menace. Cela s’est vérifié avec la COVID 19. Ce qui nous a permis d’anticiper en prenant les mesures idoines afin de protéger au mieux la population.
Lafia Magazine : En dépit de la nette amélioration de la situation sanitaire liée à la pandémie de la COVID 19 au Niger, la libre circulation des personnes entre les pays de la CEDEAO n’est toujours pas effective, les frontières terrestres restant toujours fermées. A quand peut-on espérer la reprise de ce trafic vital entre le Niger et les autres pays de la communauté ouest-africaine ?
SEM. Brigi RAFINI : Je rappelle que la fermeture des frontières aériennes et terrestres était deux mesures prises par tous les Etats pour éviter une plus grande circulation du virus en raison de la mobilité des populations. Progressivement, nous avons levé la mesure de fermeture des frontières aériennes dans le cadre de nos concertations au sein de la CEDEAO. La levée de cette mesure était suivie d’un certain nombre de conditions comme l’effectivité des tests PCR au départ ou à l’arrivée. Nous avons mobilisé des équipes, pour ce faire, au niveau des aéroports internationaux.
Sans aucun doute, nous aviserons pour ce qui est des frontières terrestres lorsque les conditions le permettraient. Je dois cependant rappeler que même au plus fort de la pandémie, nous n’avions pas empêché les trafics en ce qui concerne l’approvisionnement des produits de première nécessité.
Lafia Magazine : Tous les secteurs de la vie sont impactés par la maladie à nouveau coronavirus au Niger. Quelles sont les mesures phares du Gouvernement pour la relance de l’économie ?
SEM. Brigi RAFINI : Je vous le disais au début de cet entretien. Plusieurs mesures ont été prises par le Gouvernement pour soutenir nos entreprises. Je vous ai parlé des mesures fiscales (allègement des taxes impôts) et de tant d’autres facilités qui leur ont été accordées mais aussi d’une ligne budgétaire de 150 milliards de francs CFA pour maintenir leurs activités et préserver les emplois si fortement menacés par cette pandémie. Ce sont des mesures particulièrement importantes pour le secteur privé. Le Gouvernement maintient le dialogue social avec le monde économique pour examiner toutes autres opportunités qui permettent de soutenir nos entreprises et de renforcer la croissance.
Un plan de soutien aux populations vulnérables a été élaboré avec plusieurs opérations de distribution gratuite et de vente de vivres à prix modéré.
Lafia Magazine : Quel sera votre appel à l’endroit des Nigériens dans la gestion de la pandémie de la COVID 19 et bien d’autres fléaux du même genre comme le paludisme à mortalité très élevée ?
SEM. Brigi RAFINI : Mon message est invariablement le même depuis l’apparition de cette pandémie. Il s’agit de prévenir en respectant toutes les mesures barrières qui ont été édictées pour nous protéger et protéger les autres. Nous devons continuer à observer ces mesures car, une fois de plus, il n’existe, à cette date, ni vaccin ni traitement contre la COVID 19. Les gestes barrières sont des gestes simples qui sont à la portée de tous. J’invite tout un chacun à les observer rigoureusement car il y va de notre propre santé, de la santé de nos familles, de nos proches et de toute la communauté.